Intrepid rachète Altaï : le même actionnaire des deux côtés de la table
100 M$ de CA, 35 000 clients, plus grosse acquisition jamais réalisée par Intrepid Travel. Le vrai sujet du deal Altaï, c’est la présence de Julien Leclercq des deux côtés de la table.
Le 21 avril, l’australien Intrepid rachète 100 % d’Altaï Group, voyagiste lyonnais d’aventure, à Genairgy, holding d’investissement de Julien Leclercq. Lequel est aussi, depuis 2021, actionnaire de référence d’Intrepid (~30 %) et administrateur non-exécutif du groupe acquéreur. En M&A coté ou dans le monde anglo-saxon, une opération entre parties liées déclenche un protocole strict : avis d’équité indépendant, comité d’administrateurs non liés, récusation du vote de l’administrateur concerné, documentation des alternatives examinées. En mid-cap non coté, 95 % des deals PME/ETI, rien de tout cela n’est automatique.
Le risque n’est pas théorique. Sans procédure formalisée, la transaction reste contestable pendant 5 ans par les minoritaires sur le fondement de l’abus de majorité ou de l’article 1844-1 du Code civil. Un prix validé par un tiers indépendant coûte 30 à 80 k€. Un contentieux post-signature, dix fois plus.
Dans vos opérations entre parties liées, l’avis d’équité est-il systématisé ou laissé à la discrétion du cédant ?
📰 https://skift.com/2026/04/21/intrepid-acquire-french-travel-company-altai/