Un PGE résiduel au passif d’une PME à vendre n’est pas neutre
Un PGE résiduel au passif d’une PME à vendre, ce n’est pas un défaut. Penser que c’est neutre est l’une des erreurs les plus coûteuses qu’un repreneur peut faire en 2026.
30 Md€ de PGE restent à rembourser à fin juin 2025. Une cible aujourd’hui sur le marché porte presque toujours une dette aidée à son passif, PGE, prêt Bpifrance, ou les deux.
Le piège n’est jamais le capital restant dû. Il est dans les clauses. Changement de contrôle, autorisations préalables, sûretés accessoires, covenants. Une ligne de 150 k€ peut faire dérailler un financement bancaire de 2 M€. Pas parce qu’elle pèse, parce qu’elle interagit avec votre dette d’acquisition.
Le banquier qui finance votre rachat ne lit pas trois lignes séparées : dette aidée, dette d’acquisition, BFR. Il lit une seule équation. C’est la sienne qui tranche.
Avant la lettre d’intention, exigez les contrats, pas le résumé du vendeur. Ce qui se négocie ensuite n’est pas une décote, c’est la structure : remboursement avant signature, refinancement, ou ajustement de prix.
Une dette aidée rencontrée dans une cible récente : traitée dans le prix ou dans le montage ?