Respire triple sa valorisation, les fondateurs gardent le contrôle
Une marque qui triple sa valorisation en trois ans, et des fondateurs qui ne lâchent pas un gramme de contrôle. Ce n’est pas un LBO.
Respire, marque de dermocosmétique créée en 2018 par Justine Hutteau et Thomas Méheut, vient de recomposer sa table de capital (process piloté par Houlihan Lokey, annoncé le 17 juin). Elle remplace ses actionnaires financiers historiques, Bpifrance, Raise, non par un repreneur majoritaire, mais par un MBO sponsorless adossé à du flex equity.
Traduction : pas de fonds aux commandes. Un capital flexible, mélange d’equity et de quasi-fonds propres, finance la sortie des premiers investisseurs sans imposer l’horizon de revente d’un sponsor de contrôle. Les dirigeants gardent le tempo.
Ce n’est pas une simple astuce de marché bas. Quand la dette senior reste chère et que les multiples se tendent, le flex equity offre la liquidité d’un exit sans le couperet du contrôle. Le signal compte : la recomposition de capital prend le pas sur la cession sèche.
Le sponsorless est-il l’avenir du refinancement des scale-up rentables, ou un pis-aller de marché convalescent ?