Une ETI qui a doublé de taille ne se vend pas : elle ouvre son capital
Une ETI qui a doublé de taille en deux acquisitions ne se vend pas. Elle ouvre son capital à un minoritaire, et garde la main.
Léman Industries, groupe familial haut-savoyard (près de 300 M€ de CA, 2 000 salariés, 14 sites dans 10 pays), vient de faire entrer Bpifrance à son capital, aux côtés des dirigeants et de For Talents, déjà présent à 40 %. En deux ans, le groupe a doublé de taille via les rachats d’AdduXi puis de Metalis. Ce n’est pas une cession : c’est une recomposition minoritaire qui poursuit deux objectifs, financer la transmission à la troisième génération, et alimenter le build-up. Le point qui compte : la famille ne lâche pas le contrôle. Elle échange une fraction de capital contre des munitions pour consolider son secteur.
Trop de dirigeants opposent « vendre » et « garder ». Entre les deux, l’ouverture minoritaire adossée à un sponsor déjà installé finance la croissance externe sans déposséder l’actionnaire. Encore faut-il border le pacte : liquidité du minoritaire, clauses de sortie, gouvernance des futurs build-up.
Sur vos dossiers de transmission, le minoritaire est-il un partenaire de croissance ou une horloge qui tourne ?