Euralis et Maïsadour fusionnent après la cession de 2 millions de canards

Euralis et Maïsadour fusionnent. Pour dire oui, l’Autorité de la concurrence a d’abord exigé qu’elles cèdent 2 millions de canards. On ne termine pas toujours un rapprochement avec ce qu’on a signé.

Le 17 juillet, l’Autorité a validé le mariage des deux coopératives du Sud-Ouest, près de 9 000 salariés, 3 Md€ de CA, 40 % du foie gras français, mais sous trois séries d’engagements. Jugé en position dominante sur le canard gras, l’ensemble devra céder d’ici 2031 une capacité de 2 millions de canards (dont Canadour et la marque Sarrade), douze silos de collecte céréalière et une usine d’aliments à Pomarez. Le closing glisse à 2027.

C’est le contrôle des concentrations dans sa version structurelle : l’Autorité n’interdit pas le deal, elle le redécoupe. Et ce qu’elle fait céder, ce sont souvent les parts de marché qui justifiaient le multiple.

Pour un conseil, la leçon est nette : chiffrez le scénario « remèdes » avant de signer, pas après. Un actif qu’on devra revendre sous contrainte ne vaut pas son prix d’entrée.

Sur vos dossiers soumis à autorisation, à quel stade intégrez-vous le coût des remèdes dans la valorisation ?

📰 https://www.lejournaldesentreprises.com/article/le-projet-de-fusion-deuralis-et-de-maisadour-valide-par-lautorite-de-la-concurrence-sous-conditions-2146866