Un fonds paie 6 à 7 fois le chiffre d’affaires pour un fabricant d’engrais

Un fonds paie 6 à 7 fois le chiffre d’affaires pour un fabricant d’engrais ardennais. Pas l’EBITDA : le chiffre d’affaires.

FCA-Fertilux (60 M€ de CA), spécialiste des fertilisants alternatifs aux engrais de synthèse, boucle son LBO primaire avec près de 400 M€ mobilisés. Le multiple implicite n’est pas celui d’un industriel classique, 6 à 8 fois l’EBITDA, mais celui d’un actif « thématique ». Ce qui gonfle le prix, ce n’est pas la rentabilité d’aujourd’hui : c’est une conviction. Celle que la pression réglementaire sur les intrants chimiques et la souveraineté alimentaire, rappelée par la flambée des prix depuis 2022, vont durer. Bastiat résumerait : on valorise ce qu’on voit, le vent réglementaire dans le dos, en oubliant ce qu’on ne voit pas, qu’une norme qui crée la valeur peut aussi la reprendre.

Sur un dossier « transition », le vrai enjeu de due diligence n’est pas comptable, il est réglementaire. La question avant de signer : que reste-t-il du prix si la contrainte qui le justifie s’assouplit ?

Jusqu’où payer une thèse réglementaire avant qu’elle ne devienne le principal risque du deal ?

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