SII rachète des activités, pas des sociétés : toute la difficulté du deal

SII rachète les activités de manufacturing engineering d’Airtificial et d’Aertec. Pas les sociétés : les activités. Toute la difficulté du deal tient dans ce mot.

C’est un carve-out : on achète un périmètre découpé dans un groupe, pas une entité autonome. Ici, 560 collaborateurs répartis sur quatre pays (490 en Espagne, 20 en France, 20 au Royaume-Uni, 30 en Allemagne). Le problème : ce périmètre n’a jamais eu de comptes à lui seul. Sa rentabilité était mesurée à l’intérieur d’un ensemble qui mutualisait l’informatique, les fonctions support, les contrats-cadres. Une fois séparé, il hérite de coûts qu’il ne portait pas (les stranded costs) et dépend, le temps de la bascule, de services encore rendus par le vendeur.

Ajoutez le transfert de 560 contrats de travail sous quatre droits sociaux différents.

La vraie due diligence d’un carve-out ne valide pas un bilan : elle reconstruit un compte de résultat « stand-alone » et chiffre le prix de l’autonomie. C’est là-dessus qu’on négocie, pas sur la marge affichée par le vendeur.

Sur vos deals de carve-out, quel écart constatez-vous entre marge affichée et marge stand-alone ?

📰 https://www.fusacq.com/buzz/sii-renforce-ses-activites-aeronautiques-et-defense-avec-airtificial-et-aertec-a260285