Sept casinos rachetés par Merkur : ce ne sont pas des tables de jeu

Sept casinos, 25 M€ de recettes, un repreneur allemand. Mais ce que Merkur rachète vraiment, ce ne sont pas des tables de jeu.

Le groupe Casigrangi, qui exploite sept établissements sous la marque Le Stelsia et reste contrôlé par le fondateur de Gifi, passe sous pavillon allemand, quelques semaines après le rachat de Joa par Banijay. Le point technique tient dans un mot : un casino ne s’exploite pas librement. Il vit d’une autorisation de jeux délivrée par le ministère de l’Intérieur et d’une délégation de service public accordée par chaque commune, intuitu personae. Ces agréments ne se transfèrent pas avec les actions. Un changement de contrôle déclenche l’examen du régulateur et peut réveiller les clauses de changement de contrôle des DSP. L’actif payé n’est pas dans les murs : il est dans une autorisation qu’un tiers, l’État, les communes, peut refuser.

La leçon dépasse le jeu. Dans toute cible réglementée, agrément, licence, contrat-cadre, franchise, détenir les titres ne suffit pas à détenir la valeur. Le deal se joue moins sur le prix que sur les conditions suspensives et la due diligence réglementaire.

Sur vos dossiers, quelle part de la valeur tient à une autorisation absente du bilan ?

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