WSP renonce à Arcadis, et c’est l’action de l’acheteur qui monte
WSP a renoncé mardi soir à racheter Arcadis, et c’est l’action de l’acheteur qui est montée, de 5,2 % à Toronto. Un prétendant éconduit que ses propres actionnaires remercient, voilà qui mérite qu’on s’y arrête.
Le canadien avait offert 48,50 euros par action en juillet, puis 51,50 euros le 24 juillet, pour moitié en numéraire et pour moitié en titres WSP. Les deux conseils d’Arcadis ont refusé à l’unanimité. D’après France Épargne, ils invoquaient un profil de risque modifié pour leurs actionnaires, avec un endettement nettement plus élevé qu’anticipé et un rendement du dividende inférieur aux attentes. Ces griefs portaient moins sur la cible que sur la monnaie proposée. Quand la moitié du prix s’acquitte en actions de l’acquéreur, le vendeur reçoit moins une somme qu’une part d’un bilan qu’il n’a pas examiné. Les 5,2 % gagnés à Toronto le jour du retrait disent ce que les actionnaires de WSP pensaient, eux, de la dilution qui les attendait.
On instruit le dossier de la cible pendant des semaines. Dès qu’une fraction du prix est réglée en titres, la même exigence vaut pour l’acheteur : dette, dividende, qualité des résultats.
Qui, dans vos dossiers, audite l’acquéreur ?