L’actionnaire à qui l’on propose de sortir apprend ce qu’il détenait

Un actionnaire à qui l’on propose de sortir apprend parfois davantage sur ce qu’il détenait que pendant toutes les années où il l’a gardé.

Le groupe familial Arnault a annoncé vendredi, selon le communiqué repris par Fusacq, l’absorption d’Agache par Christian Dior, la transformation simultanée de celle-ci en société en commandite par actions et une offre publique de retrait, réglée en numéraire, sur les 2,44 % du capital qu’il ne détient pas, au prix de 95 % de l’actif net réévalué. Le premier regard retient une simplification de structure assortie d’une porte de sortie honnête. Ce qu’on observe moins tient à la forme sociale retenue. Dans une commandite par actions, le gérant commandité n’est pas révocable par l’assemblée, si bien que le capital et le pouvoir y cessent d’aller ensemble. Celui qui conserve ses titres demeure propriétaire d’une fraction du patrimoine et d’aucune parcelle du contrôle, ce que la décote de 5 % mesure bien imparfaitement.

La forme sociale est une clause de gouvernance qui ne dit pas son nom. Elle se lit avant d’entrer au capital, rarement après.

Quand avez-vous pour la dernière fois ouvert les statuts avant le pacte ?

📰 https://www.fusacq.com/buzz/christian-dior-annonce-l-absorption-d-agache-a260835