Un quart des dirigeants ont passé 60 ans : les reprises ne seront pas bradées
Un quart des dirigeants français ont passé soixante ans, et l’on en conclut que les affaires à reprendre s’offriront bientôt à bon compte.
Le cabinet Advance Corporate a retracé jeudi, sur Fusacq, la généalogie du chiffre de 700 000 entreprises à céder d’ici dix ans, posé par le Sénat en 2022. La Direction générale des entreprises, plus prudente, en dénombre 350 000. Un relevé de l’Insee, cité dans le même article, corrige la perspective : 0,5 % des PME sont effectivement transmises chaque année, et l’on compte une transmission pour dix disparitions. Une entreprise à céder n’est pourtant pas une entreprise cessible. Celle qui tient tout entière dans le carnet d’adresses de son fondateur, dont les clients l’appellent lui et non la société, ferme plus souvent qu’elle ne se vend.
L’abondance annoncée porte ainsi sur un stock qui s’évapore, et ne pèse guère sur le prix des rares affaires qui tiennent debout sans leur dirigeant. Avant de discuter ce prix, mesurez la dépendance : part du chiffre d’affaires reposant sur les comptes qu’il suit lui-même, contrats écrits ou d’usage, encadrement capable de décider en son absence.
À quel signe reconnaissez-vous qu’une affaire survivra au départ de celui qui l’a bâtie ?