Une entreprise normande de neuf salariés change de mains
Une entreprise de neuf salariés change de mains en Normandie. Le repreneur achète un atelier et un carnet de commandes ; il achète surtout ce qui ne s’inventorie pas.
Le Fer Normand, métallier de Saint-Pierre-en-Auge cédé par Stéphane Torre à Marion et Romain Douville, repose selon Fusacq sur un modèle très particulier. La moitié de l’activité vient du négoce auprès de fournisseurs slovaques fidèles depuis plus de vingt ans, et la clientèle se limite aux grands promoteurs franciliens travaillant sur des programmes de cinquante logements et plus. On voit une organisation rodée, que les repreneurs promettent avec raison de ne pas bouleverser. On voit moins que ces deux piliers reposent sur des habitudes nouées par un seul homme en vingt-sept ans. Un fournisseur historique n’est pas un contrat d’approvisionnement, et un client fidèle consulte quand même la concurrence.
Dans ce format, la due diligence utile tient à une question : qu’est-ce qui est écrit ? Prix garantis, accords-cadres, préavis. Le reste se sécurise par la présence prolongée du cédant, dont la durée se négocie avant la signature.
Combien de mois votre prédécesseur accepterait-il de rester à vos côtés ?