Guerre commerciale : 60 % des PME exportatrices anticipent un impact négatif
60 % des PME exportatrices anticipent un impact négatif de la guerre commerciale. 45 % prévoient une baisse de leur CA à l’export. Ce n’est plus un risque théorique, c’est un retraitement de valorisation.
Depuis l’accord de Turnberry, 15 % de droits sur 70 % des produits européens exportés aux États-Unis, la géographie du chiffre d’affaires est devenue un facteur de pricing en M&A. Une PME industrielle qui réalise 25 % de ses ventes outre-Atlantique ne se valorise plus comme en 2023. Le baromètre Bpifrance le confirme : 86 % des exportateurs se recentrent désormais sur l’UE, contre 83 % un an plus tôt. Signe que le marché a intégré le signal tarifaire.
En due diligence, le réflexe doit évoluer. Cartographier l’exposition tarifaire par ligne de produit, simuler l’impact sur la marge brute, évaluer la capacité de redéploiement commercial vers l’Europe : ces analyses conditionnent désormais le multiple. Une dépendance US non quantifiée, c’est une décote garantie à la table de négociation.
Quel poids accordez-vous au risque géographique dans vos valorisations aujourd’hui ?