115 Md$ de transactions GP-led en 2025, dont 89 % en véhicules de continuation
115 milliards de dollars de transactions GP-led en 2025, dont 89 % via des véhicules de continuation. Le private equity a trouvé sa machine à recycler les actifs, reste à savoir qui fixe le prix juste.
Le mécanisme est simple en apparence : un fonds arrivé en fin de vie transfère ses meilleures participations dans un nouveau véhicule, offrant aux LPs le choix entre sortir au prix proposé ou rester investis. En pratique, le GP se retrouve des deux côtés de la table, vendeur et acheteur, et pilote la valorisation. Nouveau phénomène : le « CV-squared », un véhicule de continuation sur un véhicule de continuation. Une PME peut ainsi rester dans l’orbite du même fonds pendant 15 ans sans jamais passer par un véritable test de marché.
Pour un dirigeant dont l’entreprise est en portefeuille, c’est un sujet très concret. Qui challenge la valorisation retenue ? Quel mécanisme d’expertise indépendante est prévu ? La gouvernance du nouveau véhicule protège-t-elle les intérêts du management autant que ceux des LPs entrants ?
Ces questions se posent avant le transfert, pas après. Dans une cession classique, le marché fixe le prix. Dans un CV, c’est le GP. La nuance vaut quelques dizaines de points de base sur le multiple.
Avez-vous déjà été confronté à un transfert en véhicule de continuation, côté management ou côté investisseur ?
📰 https://caia.org/blog/2026/02/11/continuation-vehicle-boom-structural-shift-or-liquidity-patch