54,2 % des ETI françaises envisagent une croissance externe en 2026
54,2 % des ETI françaises envisagent une opération de croissance externe en 2026. Pour la première fois depuis le lancement du baromètre Palatine-METI, ce chiffre dépasse celui des projets de croissance organique, tombés de 70 % à 56 % en quelques mois.
L’inversion est rare et mérite qu’on s’y arrête. Quand l’organique cale, l’externe devient le réflexe. Sauf qu’au même moment, une ETI sur deux voit sa rentabilité s’éroder et un tiers voit sa trésorerie se dégrader. Acheter dans cette configuration, c’est financer une cible avec un bilan déjà sous tension. Le risque n’est plus le prix d’acquisition, c’est l’effet de levier post-deal sur une structure qui a perdu en marge de manœuvre.
Concrètement, deux retraitements deviennent prioritaires en due diligence : le besoin en fonds de roulement normatif de la cible, souvent sous-estimé en bas de cycle, et la capacité réelle de génération de cash après synergies, hors hypothèses de « run-rate » optimistes. Une acquisition mal calibrée aujourd’hui, c’est la covenant breach de 2027.
Voyez-vous la même bascule organique-externe dans vos secteurs ?
📰 https://m-eti.fr/financement-barometre-palatine-meti-du-financement-des-eti-19/