Dette privée : 14,8 Md€ levés par les fonds français en 2025, +74 %
14,8 milliards d’euros levés par les fonds de dette privée français en 2025. +74 % en un an. Le banquier n’est plus le premier interlocuteur d’un LBO mid-market, c’est le fonds de direct lending.
Les chiffres France Invest sont sans ambiguïté : l’unitranche capte désormais 56 % des montants investis, contre 31 % pour la dette senior classique. En clair, sur une acquisition de PME financée par effet de levier, c’est un fonds, pas une banque, qui structure la dette, fixe les covenants et calibre le levier. Et ce fonds raisonne en rendement cible, pas en risque pondéré Bâle III. Conséquence directe : les tickets montent, les structures se simplifient, mais le coût du capital reste 150 à 250 points de base au-dessus du bancaire. Pour le vendeur, cela signifie un acquéreur financé plus vite, mais un prix parfois ajusté à la baisse pour absorber le spread.
Autre signal : les refinancements explosent (+138 % en valeur) et représentent 42 % de l’activité. Traduction : les fonds recyclent leurs positions, pas toujours au bénéfice de l’entreprise sous-jacente.
Pour un dirigeant en cession, comprendre qui finance l’acquéreur en face est devenu aussi important que de connaître le multiple proposé.
Quelle est votre expérience du unitranche côté vendeur, accélérateur de deal ou pression sur le prix ?
📰 https://finyear.com/dette-privee-en-france-le-rebond-spectaculaire-de-2025-en-5-chiffres-cles