Duralex : douze mois après sa reprise en SCOP, l’entreprise replonge
30 M€ de CA, un EBE négatif de 4 M€, et un DG évincé par le conseil de surveillance. Douze mois après sa reprise en SCOP, Duralex replonge, et illustre les limites d’un modèle que le marché refuse d’interroger.
La SCOP est présentée comme une reprise vertueuse : salariés actionnaires, gouvernance démocratique, emploi préservé. En réalité, c’est une structure sans investisseur externe, sans capacité de recapitalisation rapide, et avec une gouvernance où chaque associé pèse une voix. Quand les coûts énergétiques explosent et que le CA plafonne à 30 M€ pour un point mort à 35-40 M€, personne n’est là pour absorber le choc. Ni fonds, ni stratégique, ni mezzanine.
Pour le praticien M&A, le cas est éclairant. Le choix de la structure juridique d’une reprise n’est pas un détail administratif. Il conditionne la capacité de l’entreprise à lever du capital, à recruter un management externe et à pivoter si le marché se retourne. La SCOP n’est pas un outil de restructuration industrielle, c’est un véhicule patrimonial collectif, avec les contraintes que cela implique.
Quelle place accordez-vous à la structure juridique dans vos analyses de reprise ?