LVMH veut revendre Sciences et Avenir et La Recherche quatre mois après l’achat
Décembre 2025 : LVMH acquiert Challenges, Sciences et Avenir et La Recherche pour 1€ symbolique. Mai 2026 : LVMH annonce vouloir revendre les deux magazines scientifiques. Quatre mois pour découvrir le périmètre.
Le prix affiché masque l’engagement réel. Le portefeuille perdait 9,3 M€ sur 2024 (7,5 M€ pour Challenges, 1,8 M€ pour les deux autres titres cumulés). Ce qu’on achète à 1€, ce sont des pertes opérationnelles à porter. Quand le cédant, Claude Perdriel, 99 ans, en retrait du secteur, vend son groupe en bloc, l’acquéreur hérite de ce qu’il ne voulait pas. La motion de défiance des rédactions en février et la grève d’avril ont précipité un arbitrage qui aurait pu être anticipé en amont.
La rétrocession d’un actif quatre mois après le closing trahit presque toujours un périmètre subi. La flexibilité se négocie à l’origine, pas en aval. Un actif revendu dans l’urgence se valorise toujours moins bien qu’un actif jamais accepté.
Sur quelles clauses verrouillez-vous le périmètre dans une cession en bloc ?