Crédit vendeur de 20 % sur 24 mois : coup de pouce ou position de créancier ?
Le cédant vous propose de différer 20 % du prix sur 24 mois. Vous y voyez un coup de pouce. Lui y voit autre chose : une position de créancier sur l’entreprise qu’il vient de vous vendre.
Le crédit vendeur est présent dans 62 % des reprises de TPE-PME, souvent en complément d’un emprunt bancaire que la banque a refusé d’élargir. Le mécanisme paraît simple : le cédant accepte d’être payé plus tard pour 10 à 30 % du prix. Votre apport baisse, le deal passe.
Sauf que le cédant n’est plus votre vendeur, il devient votre créancier le plus informé. Il connaît les fragilités du bilan mieux que vous. Il porte un taux (3 à 5 %), peut exiger un nantissement de parts, et dispose d’une clause d’exigibilité qui le rend prioritaire bien avant la banque en cas de difficulté post-closing.
Le crédit vendeur n’est pas une remise. C’est le cédant qui garde un pied dans votre capital. Négociez-le avec la même rigueur qu’un prêt bancaire : taux, durée, subordination, clauses d’exigibilité.
Avez-vous déjà signé un crédit vendeur ? À quelles conditions ?