21 février 2026 : la date qui redessine l’économie des cessions de PME
21 février 2026. La date est passée presque inaperçue. Elle redessine pourtant l’économie de toutes les cessions de PME structurées depuis.
La réforme du 150-0 B ter votée en LF 2026 durcit trois paramètres d’un coup. Le quota de remploi passe de 60 à 70 % du produit de cession. Le délai glisse de 24 à 36 mois. Surtout, les titres rachetés doivent être conservés 5 ans, contre 12 mois auparavant.
Pour un dirigeant qui apporte ses titres à une holding avant cession, schéma classique pour reporter l’impôt sur la plus-value, l’équation change. 70 % de 5 M€ à redéployer en 36 mois, puis immobilisés 5 ans : ce n’est plus un compartiment d’attente, c’est un engagement d’investisseur long terme.
Conséquence : le sourcing de cibles, la structuration de la holding, le calendrier de remploi deviennent des sujets de pré-closing. Pas de post-deal. Le cédant qui découvre la contrainte trois mois après son chèque est en retard.
Comment intégrez-vous ce nouveau calendrier dans les discussions amont avec vos cédants ?