20,35 Md€ pour SFR. Mais ce n’est pas une acquisition.

20,35 Md€ pour SFR. Mais ce n’est pas une acquisition.

C’est trois carve-outs simultanés présentés comme un seul deal. Bouygues prend 42 % (B2B + une partie du grand public), Free 31 % (RED, mobile, spectre), Orange 27 % (prépayé, spectre supplémentaire, marques Coriolis et Syma). Chaque acheteur repart avec un périmètre cousu sur mesure, jamais avec des titres de la holding.

Le calcul est limpide. Un rachat solo aurait imposé à Bruxelles des concessions lourdes, cession d’antennes, ouverture forcée du réseau, encadrement tarifaire. Quitte à dépecer la cible, autant le faire avant que les régulateurs ne le demandent. Les remèdes deviennent la structure du deal.

Deux enseignements concrets pour le mid-cap.

D’abord, sur un dossier sectoriellement sensible, consolidation B2B, distribution régionale, prévoir le découpage concurrence dans la LOI, pas en phase 2 devant l’AdC. Un signing renégocié coûte plus cher qu’un audit antitrust amont.

Ensuite, le consortium d’acheteurs n’est plus une curiosité capitalistique. Quand la cible recouvre plusieurs métiers, plusieurs acheteurs spécialisés battent souvent un acheteur unique sur le prix global, et sécurisent le closing.

Avez-vous déjà structuré une transaction comme un démembrement plutôt que comme une acquisition ?

📰 https://www.france-epargne.fr/news/sfr-rachete-pour-2035-milliards-deuros-bouygues-orange-et-free-se-partagent-loperateur-de-patrick-dr