« Je vous laisse régler 20 % du prix sur trois ans » : louche ou aubaine ?

« Je vous laisse régler 20 % du prix sur trois ans. » Un vendeur qui vous dit ça, c’est louche ou c’est une aubaine ?

Ni l’un ni l’autre. C’est un crédit vendeur, et bien manié, c’est l’un des meilleurs leviers pour boucler une reprise. Le principe : le cédant vous fait crédit sur 10 à 30 % du prix, remboursable en un à cinq ans, autour de 2 à 5 % aujourd’hui. Autrement dit, il finance une partie de son propre rachat.

Pourquoi le ferait-il ? Parce qu’un vendeur qui accepte d’être payé en dernier, après la banque, prouve qu’il croit encore à son entreprise. Votre banquier lit ce signal comme un quasi-apport, et prête plus volontiers. Vous, vous y gagnez une sécurité rare : si un passif oublié refait surface après le closing, vous le retranchez des échéances qu’il vous reste à payer.

Le piège serait d’en faire un cache-misère pour un apport trop maigre. Aucune banque ne suivra. Le crédit vendeur complète un montage solide, il ne le sauve pas. Taux, garanties, subordination : tout se verrouille par écrit, avant de signer.

Vous a-t-on déjà tendu cette perche, et l’avez-vous saisie ?

📰 https://www.capitalstack.fr/blog/credit-vendeur-acquisition-pme