20 acquisitions en huit ans : le risque d’un build-up est après la signature

20 acquisitions en huit ans. Le vrai risque d’un build-up ne se cache pas dans le prix payé, mais dans ce qui s’accumule après la signature.

Qyyp, spécialiste IT-télécom, vient d’absorber Instasys (15 salariés, Le Mans) : sa 20e opération de croissance externe depuis 2017. Le groupe pèse désormais plus de 160 collaborateurs.

Le modèle buy-and-build consiste à consolider un secteur fragmenté : on rachète des PME à 4 ou 5x l’EBITDA, on les intègre, on revend une plateforme à un multiple supérieur. Cet arbitrage de multiple fait la performance du fonds. Mais il ne tient que si l’intégration est réelle. Qyyp annonce une séquence de 12 à 18 mois : d’abord les catalogues, puis les systèmes d’information, enfin les équipes. C’est précisément ce qui sépare une plateforme d’un simple empilement de sociétés.

Ce que l’acquéreur voit, c’est la croissance du chiffre d’affaires. Ce qu’il ne voit pas, c’est la dette d’intégration, elle ne se révèle qu’à la sortie. Acheter plus vite qu’on n’intègre, c’est détruire la valeur qu’on croit créer.

Sur vos dossiers de build-up, à partir de quel rythme d’acquisitions l’intégration commence-t-elle à décrocher ?

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