Carel paie 56 M€ une PME danoise, soit 8,6 fois l’EBITDA
Carel paie 56 M€ pour une PME danoise qui dégage 6,5 M€ d’EBITDA. Soit 8,6 fois. Cher ? La question n’est pas là.
Cotes, 120 salariés, 31,5 M€ de chiffre d’affaires attendu, fabrique des déshumidificateurs par adsorption. Un marché de niche : salles de production pharma, éolien offshore, environnements ultra-basse rosée. Rien de spectaculaire au compte de résultat. Et pourtant l’italien Carel sort 8,6x l’EBITDA.
Ce multiple ne rémunère pas la performance financière. Il rémunère ce qui ne figure nulle part au bilan : des brevets, une qualification client qui prend des années, un savoir-faire qu’aucun greenfield ne reconstitue à ce prix. Sur ces marchés techniques, la barrière n’est pas la taille, c’est le temps.
C’est le « ce qu’on ne voit pas » de Bastiat. L’acheteur pressé regarde le multiple. Le praticien regarde ce que ce multiple achète : des années d’apprentissage compressées en une signature.
Avant de crier à la survalorisation sur un dossier techno de niche, posez la vraie question : combien coûterait-il de reconstruire cet actif plutôt que de l’acheter ? Souvent bien plus que 8,6x.
Sur vos dossiers, le multiple raconte-t-il la performance passée ou la barrière future ?
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