Reprise à la barre : le seul deal où l’offre la plus chère perd souvent

Reprendre une entreprise à la barre du tribunal, c’est le seul deal M&A où l’offre la plus chère perd souvent.

Bugnot 55, fabricant de matériel agricole dans la Meuse, est en redressement depuis le 30 juillet. Les offres de reprise sont attendues jusqu’au 30 septembre.

Dans un plan de cession, on n’achète pas les titres : on rachète des actifs et des contrats choisis. Conséquence directe, le passif reste dans la coquille liquidée, donc pas de garantie de passif à négocier. Mais le tribunal, lui, n’arbitre pas au prix. Le code de commerce lui impose de pondérer d’abord le maintien de l’emploi et la solidité du financement. Un candidat mieux-disant sur le montant mais flou sur les emplois repris passe derrière une offre plus basse et mieux étayée.

Pour qui structure ce type d’opération, la logique habituelle s’inverse : la valeur ne se joue pas sur le multiple, mais sur la crédibilité industrielle et sociale du dossier. Une reprise à la barre se prépare, elle ne s’enchérit pas.

Sur vos dossiers de retournement, avez-vous déjà vu une offre l’emporter sur autre chose que le prix ?

📰 https://www.lejournaldesentreprises.com/article/le-fabricant-de-materiels-agricoles-bugnot-55-place-en-redressement-judiciaire-2147299