Racheter à trois : on ausculte la cible, presque jamais les associés

Quand trois personnes rachètent une entreprise ensemble, elles passent des semaines à ausculter la cible et presque aucune à s’ausculter les unes les autres. Le vrai risque se loge pourtant de ce côté-là.

Selon Fusacq, BTP Transmission a conseillé la cession de Monleau Isolation, société nîmoise de second œuvre fondée en 1995, à un trio de repreneurs aux profils complémentaires, avec le concours de BNP Paribas et de Bpifrance. L’effet visible rassure. Des savoir-faire se complètent, et le cédant reste le temps de la transition. L’effet moins visible tient à l’attelage lui-même. Une cible s’analyse une fois, à l’instant du closing ; l’entente entre associés se rejoue chaque année qui suit. Les visions finissent par diverger, et vient le jour où l’un veut sortir quand les autres veulent réinvestir.

La diligence la plus utile, dans une reprise à plusieurs, ne porte pas seulement sur ce que l’on achète, mais sur ce qui liera les acquéreurs. Un pacte d’associés réglant à l’avance la gouvernance et les conditions de sortie de chacun vaut mieux que la meilleure confiance du premier jour.

Avant de signer à plusieurs, a-t-on écrit comment l’on se séparera ?

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