Passer de 20 % à 49 % du capital : le pourcentage dit peu de l’opération
Passer de 20 % à 49 % du capital de son entreprise donne au dirigeant le sentiment d’être presque chez lui. Le pourcentage est pourtant ce que l’opération dit de moins intéressant.
Selon Fusacq, le groupe Labruyère a cédé mardi Mathon, vendeur isérois d’ustensiles de cuisine, à Neopar, family office de la famille Poitrinal, qui prend 51 %, et à son président Sébastien Bouvet, qui monte à 49 %. On y voit un dirigeant devenu presque l’égal de son investisseur. Ce qu’on voit moins tient dans un document dont les communiqués ne parlent jamais, le pacte d’actionnaires. Un minoritaire à 49 % peut y obtenir un droit de veto sur les décisions qui l’engagent. Il peut aussi y souscrire une clause d’entraînement qui l’obligera à céder ses titres le jour où le majoritaire vendra, au prix que celui-ci aura négocié. La part du capital est la même, la position n’a rien de comparable.
Celui qui engage là son patrimoine gagnerait à négocier ce pacte aussi âprement que le prix. Un point de capital se rattrape, une clause de sortie mal calibrée presque jamais.
Et chez vous, le pacte vient-il dans la conversation avant le prix, ou après ?
📰 https://www.fusacq.com/buzz/le-groupe-labruyere-cede-mathon-a-neopar-et-sebastien-bouvet-a260597