Reprise à la barre : l’achat le plus propre qui soit, en apparence
Reprendre une société à la barre du tribunal passe pour l’achat le plus propre qui soit. On prend les actifs, on laisse le passif, et le prix s’en trouve allégé d’autant.
La reprise de Tech Power Electronics par le groupe Axfor, confirmée fin septembre par la cour d’appel de Besançon, rappelle ce que ce raisonnement laisse dans l’ombre. Selon VIPress, l’électronicien jurassien, placé en redressement en janvier et détenu depuis 2023 par le fonds allemand Palero, avait vu son offre retenue dès la fin juin. L’appel du parquet a ensuite suspendu toute certitude pendant près de trois mois, le temps que l’usine soit bloquée par ses salariés et que trente des soixante et un postes du site partent.
Le coût qu’on omet de chiffrer est là. Un plan de cession transfère les contrats que le juge désigne, jamais les agréments ni la confiance des donneurs d’ordre, et ceux-ci s’appellent ici Framatome, MBDA, Safran ou Alstom. Chacun reste libre de regarder ailleurs pendant que le repreneur attend son arrêt.
Avant de se féliciter du prix, il vaut donc mieux évaluer ce que coûtent les mois d’incertitude.
Combien de temps vos clients accepteraient-ils d’attendre ?
📰 https://vipress.net/la-reprise-de-tech-power-electronics-par-axfor-definitivement-validee/