EDF cède une filiale qui ne produit presque rien, à un prix non communiqué
EDF cède une filiale qui ne produit presque rien, et le prix n’est pas communiqué. Les deux faits se tiennent.
Selon la dépêche AFP reprise par Boursorama, l’électricien a signé le 12 octobre la cession d’Hynamics au fonds français Hy24, réalisation attendue au premier semestre 2027. La filiale développe neuf projets d’électrolyse en France et au Royaume-Uni. On voit le geste d’un groupe endetté qui se recentre sur ses réacteurs. On voit moins ce qui change de mains. Une telle société n’a ni résultat passé, ni actif que l’on revendrait séparément. Elle détient des autorisations, des contrats d’enlèvement en discussion et des promesses d’aide publique, autrement dit le droit de dépenser demain des sommes considérables. Le vendeur se défait moins d’un actif que d’une dépense à venir, et l’acheteur acquiert moins un bénéfice qu’une option.
L’audit d’acquisition en change de nature. Il porte sur la fermeté des engagements d’achat et sur le caractère révocable des permis comme des subventions. Un tel actif perd plus de valeur par une autorisation fragile que par un mauvais trimestre.
Quand une entreprise ne vaut que par ce qu’elle n’a pas encore construit, que négocie-t-on au juste, le prix ou le calendrier ?