Processus compétitif, puis un choix fondé sur autre chose que le prix
Un cédant organise un processus compétitif, puis explique publiquement que son choix s’est fondé sur autre chose que le prix. L’aveu est plus instructif qu’il n’y paraît.
Agromousquetaires a finalisé la cession de sa conserverie de Plozévet au groupe vendéen Gendreau, opération annoncée jeudi sur Fusacq par Auris Finance, conseil exclusif du cédant. Le site compte 126 salariés et produit près de vingt millions de boîtes par an. Le communiqué précise que l’opération a été menée à l’issue d’un processus compétitif structuré, et que le repreneur a été retenu sur son engagement à assurer la pérennité des emplois. On y voit une vente industrielle ordinaire. On y voit moins que la négociation s’est déplacée, et qu’une part du prix a pris la forme de promesses.
Or une promesse ne vaut que par sa rédaction. Un maintien de l’emploi sans durée, sans périmètre et sans sanction chiffrée reste une intention, que rien ne distingue d’un communiqué. Ces engagements se négocient à la lettre d’intention, quand l’acquéreur a encore des concurrents, et non la veille du closing, quand le cédant les a tous éconduits.
Dans vos dossiers, que pèse vraiment ce qui ne figure pas dans le prix ?